Eduquer au bonheur par les romans initiatiques

J’avais déjà cette intuition : les livres de fiction ne servent pas (seulement) à s’évader vers un monde imaginaire, au contraire, ils servent davantage à nous permettre d’agir de manière plus adéquate dans le monde réel.

La société actuelle semble imprégnée de négatif : jugement, violence et hostilité dans chaque sphère de la vie : école, famille, religion, politique … La violence dépasse les paroles, s’invite dans le couple, dans la rue … Chaque jours, des milliers de jugement et critiques négatives pleuvent dans les médias et les réseaux sociaux … et personnes ne s’alarme des retombées négatives sur chacun, peut-être plus dangereuses que les retombées radioactives de Tchernobyl … Les pouvoirs de l’esprit semblent totalement méconnus.

Et si le temps était venu pour une détox littéraire pour éliminer notre biais de négativité, ce biais cognitif qui nous fait retenir davantage les côtés négatifs que les côtés positifs de la vie. Il est  hérité de notre cerveau de chasseur-cueilleur, et notre société à encouragé cette capacité, qui était utile face aux menaces de prédateurs, mais qui l’est moins aujourd’hui. Et même pire, qui provoque de terribles dégâts.

Le simple fait de se raccrocher à un souvenir positif permet de lever ce biais. Comment la fiction peut-elle améliorer cela ? Depuis tout temps, le conte a été inventé, tradition orale pour imaginer un autre futur, et redonner de l’espoir, amenant la résilience face aux traumastismes, conditions sine qua none d’accès au plaisir ou au bonheur.

Le cerveau a une capacité naturelle a écrire des fictions, c’est-à-dire qu’il relie les différents éléments de la réalité qu’il rencontre pour créer du sens. Mais notre cerveau cherche aussi à créer du bien-être ! Il cherche à comprendre en allant chercher des éléments à l’extérieur, il doit alimenter sa base de données. Soit il va les chercher dans ce qu’il entend (toutes les infos négatives), ou dans ce qu’il voit (en retenant le comportement mauvais ou négatif des autres), dans ce qu’il vit, les trois avec la plupart du temps un filtre inconscient de négativité.  Ou alors il puise dans ses souvenirs, mais là encore l’habitude de ne retenir que les mauvais, peut avoir biaisé un esprit, comme s’il appliquait un filtre.

Ou encore il va projeter dans le futur. Comment se projeter avec sérénité si on prend pour la réalité ce que les médias officiels ou populaires (réseaux sociaux, influenceurs etc.) nous racontent ? Pour les uns, on va mourir du covid, pour les autre, de son vaccin…

Face à cela, le cerveau génère alors de l’anxiété, et l’anxiété l’empêche alors d’avancer, dans sa vie comme au travail.

Or, si on nourrit son cerveau

  • 1/ De lecture agréable, cela va générer les émotions positives nécessaires au bonheur (on dit qu’une dizaine de minute de lecture immersive par jour pendant quelques semaines va être suffisant pour regénérer du bien-être, comme le fait également la pleine conscience, en déversant notamment de la sérotonine (hormone apaisante).
  • 2/ Lien émotions et lecture : la lecture permet de ressentir des émotions, et les confronter consciemment ou inconsciemment à certains émotions que l’on cherche à éviter (car elles génèrent de la souffrance), et vont nous permettre d’apprivoiser alors ces émotions. J’ai personnellement exploré le champ des émotions, tant intérieurement (« développement personnel ») que scientifiquement (thèse sur le bonheur), et mes propres lectures ont beaucoup développé ce champ. Je contribue à présent à aider les autres sur le sujet, aussi bien dans mes stages de formation que dans mes romans
  • 3/de romans structurés activant les ressorts positifs de l’être humain pour se sortir de situations complexes ou périlleuses, cela va faire fonctionner correctement son cerveau

cela va nous permettre de sortir de nos schémas préétablis (certains schèmes mentaux qui génèrent des autosabottages), et activer des ressources qui va nous permettre de gérer notre quotidien de manière plus efficace.

Les livres ouvrent le champ des possibles, et l’on comprend qu’au de subir ses mauvais souvenirs, d’avoir peur d’un présent ou d’un futur anxiogène, nous avons alors tous les moyens de créer un avenir plus harmonieux.

Un livre qui comporte de multiples personnages, comme Le Sacrifice de l’Aube, permet d’avoir une multiplicité de points de vue autour d’une même situation. J’ai personnellement une vision systémique très développée qui m permet d’adopter des points de vue multiple, et je suis très créative, ce qui me permet de voir, dans chaque problème professionnel, de multiples solutions et de pouvoir solutionner efficacement les problèmes. Comment aider les autres à le faire ? Je donne des formations créativité et résolution de problème, mais la lecture de mes romans peut également contribuer à aider une personne à développer cette faculté. Face à telle situation, elle pourra se mettre à la place d’un des personnages du livre pour sortir d’une situation problème. En effet, ce sont nos schèmes mentaux monochromes qui nous empêchent de voir les solutions aux problèmes.

Et si on prenait de la hauteur et en main notre avenir avec des livres pédagogiques, constructifs et positifs ? De telles livres prennent une part importante dans l’éducation au bonheur. Je suis en train d’en écrire d’autres.

L’Institut de neurocognitivisme a publié dans le même genre : les livres de fiction pour retrouver plaisir et sens au travail.