L’éducation au bonheur

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Qu’est-ce que l’éducation au bonheur ?

Certains auteurs s’emploient à distinguer l’étymologie d’éducation, qui dériverait d’educare (élever, former), et non de educere, (mener, conduire hors de) (Rey, 2005). La nuance n’est pas anodine.

Educare, éduquer, élever. La chute du petit a, et ça change tout ! Educere, nous voilà passés du côté de l’éduction. Il ne s’agit plus ici de faire pousser ce que l’on sème. À l’inverse, faire émerger ce que nous possédons en nous, le plus souvent à notre insu et rendre possible que le déjà-là s’exprime, s’épanouisse ». (Grangeard-Polard, 2007).

J’utilise la définition  de l’éducation qui a été donnée lors de la conférence générale XIXe session, de Naibori, en 1976 :

L’expression éducation des adultes désigne l’ensemble des processus organisés d’éducation, quels qu’en soient le contenu, le niveau ou la méthode, qu’ils soient formels ou informels, qu’ils prolongent ou qu’ils remplacent l’éducation initiale dispensée dans les établissements scolaires et universitaires et sous forme d’apprentissage professionnel, grâce auquel des personnes considérées comme adultes par la société dont elles font partie, développent leurs aptitudes, enrichissent leur connaissance, améliorent leurs qualifications technique ou professionnelle, ou leur donnent une orientation, et font évoluer leurs attitudes ou leur comportement dans la double perspective d’un épanouissement intégral de l’homme et d’une participation à un développement socio-éco-culturel équilibré et indépendant  (Ha Vinh, 2006).

Ainsi l’éducation au bonheur consiste par là même à enrichir ses connaissances, améliorer son rapport au travail (bonheur au travail), trouver sa voie, changer des attitudes ou comportements conditionnés, violents ou égoïstes, dictés par nos émotions non conscientes dues à des blessures non guéries, dans la double perspective d’un épanouissement intégral de chacun et de l’ensemble. Quoi d’autre est plus important ?