Archives par mot-clé : psychologie positive

Chercher le bonheur ou nager dans le malheur ?

Lors d’une conférence sur le bonheur, en réponse à une question d’un participant, j’ai expliqué que la psychanalyse freudienne était remise en question, notamment par les scientifiques. La personne a été choquée – j’ai appris qu’elle suivait une thérapie de ce type – et a nié mes propos. Ce qu’elle a vécu est une remise en question de ces croyances, et son ego luttait activement pour s’y accrocher. (C’est toujours ce que l’ego fait face à nos croyances, et il est bon de repérer ce phénomène pour y remédier).

A l’heure actuelle, les dégâts de la psychanalyse freudienne sont largement connus et répandus. Cela ne signifie pas qu’une psychanalyse n’ait pas pu aider quelqu’un. Cela signifie qu’elle est remise en question scientifiquement et qu’elle a aussi provoqué de nombreux dégâts. Depuis longtemps déjà, Michel Onfray se « bat » contre l’héritage freudien qui a connoté notre culture française en nous faisant croire que l’humain est mauvais par nature. Les psychologues aussi la remettent en question : citons par exemple Christophe André, célèbre psychiatre et auteur de nombreux ouvrages sur le bonheur, ou Mathieu Riccard, et les méfaits de la psychanalyse ici. Citons Lucie Mandeville, psychologue québécoise renommée, et auteur de plusieurs ouvrages sur le bonheur, qui a notamment mis en évidence que ressasser ses problèmes ou ses malheurs, plusieurs années sur un divan, était néfaste. Lisez sa vision des choses sur un résumé de conférence (je l’ai rencontrée). Citons quelques exemples de condamnations sérieuses faites à la psychanalyse :

  • En 1980, la majorité des références freudiennes ont été retirées du DSM notamment pour absence de scientificité (voir les écarts entre le DSM2 et le DSM3).
  • En 2004, l’INSERM a produit un épais rapport démontrant l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse pour la majorité de troubles mentaux (Psychothérapie. Trois approches évaluées. Paris: Éditions de l’Inserm, 568 p).
  • En 2010, un rapport de la HAS (Haute Autorité de la Santé) conclut que la psychanalyse n’est pas à recommander pour traiter l’autisme !

Toute psychanalyse n’est pas mauvaise en soi, c’est ressasser son malheur, qui l’est. De plus, on peut en sortir sans cherchez des soi-disant coupables (les parents, la plupart du temps, c’est ce que font aussi certains sectes qui isolent les individus …) mais plutôt, une fois le dysfonctionnement constaté, chercher quel but nous tire vers le haut pour nous en sortir et sur lesquelles de nos forces nous appuyer pour nous diriger vers un avenir positif pour nous ! J’ai de mon côté accompagné plusieurs personnes en coaching, et je les ai aidé à évolué de cette façon, alors qu’elles avaient déjà fait une psychanalyse. Elles en ont elles-mêmes vérifié l’inutilité, et parfois ont regretté cette perte de temps dans leur vie. Contrairement à certaines approches de la psychologie positive, pour ma part, j »intègre dans mon modèle du bonheur les émotions négatives (qui nous sont utiles) et dans mes accompagnements le travail sur les croyances et les blessures, sur le principe que l’on peut guérir des blessures sans avoir besoin de savoir d’ou elles viennent. Scientifiquement, c’est prouvé par la psychologie cognitive, et concrètement, j’ai guéri les miennes de cette façon.

La psychologie positive n’est pas la pensée positive

Les québecois en parlent bien ! (lien audio en fin d’article). Avec mon doctorat, je me suis formée à la psychologie positive, basée sur la recherche scientifique. Au Québec, cette approche est plus développée qu’en France, et les principes commencent déjà à être appliquée à l’école ou au travail. Intervenir en se basant, comme je le pratique, sur la psychologie positive, c’est intervenir en prenant en compte la promotion de la santé des individus. C’est miser sur l’optimum du développement des individus (l’épanouissement) et des organisations (l’accomplissement ou performance collectifs). J’ai le plaisir de vous indiquer le lien audio d’un québécois qui en parle à la radio, ici.

La psychologie positive, ou science du bonheur

J’ai eu la grande chance que ma thèse soit expertisée par Lucie Mandeville, éminente chercheure en psychologie positive au Québec, qui nous explique ci-dessous combien nous avons été conditionné par d’anciens modèles liés à la souffrance et aux malheurs, et comment les avancées de la psychologie positive nous offre des perspectives beaucoup plus adaptées. Et je suis fière d’être diplomée de la prestigieuse université de Sherbrooke !

La psychologie positive

C’est un champ scientifique, qui étudie les conditions optimales de fonctionnement et de développement des individus et des organisations. C’est aussi un champ scientifique pragmatique, une science appliquée. Un grand changement est en train de s’opérer du côté de la science en général, celui d’être plus proche du terrain. la psychologie positive possède cette avance.  Une video  d’intro ci-dessous. Le 1er livre a avoir été publié en France en 2009 sur le sujet ici>>.


Voir aussi le site de l’association française de psychologie positive.

Le gateau du bonheur

gateau-du-bonheurL’éducation des adultes au bonheur, à visée professionnelle, est le sujet de ma recherche doctorale. En effet, le bonheur, ça s’apprend, ca ne tombe pas du ciel et cela ne s’obtient pas uniquement avec les conditions extérieures (en vert)  : elles ne jouent que pour 10 à 20 % de notre bonheur ! L’intentionnalité, c’est-à-dire l’amélioration de notre volonté et de nos capacités (par voie d’apprentissage, donc)  interviennent à 40 % sur notre bonheur (en orange). Les 50 % (en rose) restant sont notre « set point », lié à la fois à notre potentiel génétique et à notre caractère : et il s’avère que là aussi, les recherches montrent que l’on peut améliorer son capital bonheur !

En savoir plus avec Sonya Lyubomirsky, la chercheuse qui a mis en évidence ce « gâteau du bonheur »

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=_URP3-V1sY4]